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L’ensemble des œuvres picturales puise son inspiration dans les mythes de l’antiquité, les mythes bibliques et les divinités orientales, ainsi que dans leur représentation par l’art européen de la Renaissance et de l’âge baroque ; plus récemment y est représentée une cosmologie singulière évoluant dans un espace clos, dont les limites sont celles définies par la toile, à la manière de l’hortus conclusus médiéval, où féminin et masculin confrontent et affrontent leur altérité. La violence de la passion amoureuse et sa dimension érotique inspirent leur iconographie qui fait référence, de manière explicite, à l’histoire biblique de Judith et Holopherne et son interprétation par Le Caravage, Artemisia Gentileschi ou Cranach, et à la figure de Judith, jeune femme combattante et guerrière.

Des animaux, des oiseaux en particulier, protagonistes à part entière de cette rencontre entre masculin et féminin, sont les emblèmes protecteurs d’une féminité sacralisée, où s’entrelacent, tels les fils d’un tissu, femme, madone et divinité païenne de la nature, nymphe de la forêt, de l’eau et des fleurs. 

D’origine italienne, Fiammetta d’Angiolini est également particulièrement sensible à l’univers du christianisme populaire (iconographie et pratiques rituelles tel que le recours aux ex-voto).

Ses peintures, recourant à des techniques mixtes (acrylique, huile, collage, pastel, fusain, broderie), présentent deux périodes chromatiques, l’une dans la gamme des rouges, l’autre dans celle des bleus, renvoyant à deux temps de réflexion sur le corps féminin et la féminité.